• Les vertus du sureau

    « Tiens, voilà un seau, aujourd’hui on cueille le sureau. Quand nous aurons chacun rempli notre seau je préparerai le barbecue ». « D’accord, Gérard, cinq minutes et c’est fait. Dix minutes et je remplis les deux seaux. Tu peux déjà allumer le barbecue ». « Optimiste, sais-tu ce que c’est que le sureau ? ». « Une sorte de pomme, je suppose ». « Le sureau c’est ça, tu es à côté ». « Mais où sont les fruits, Gérard ? ». « Ce sont les baies noires ». « Quoi ! Les roubignoles de souris. Mais il me faudra un an pour remplir le seau, les merguez seront cramés ». « C’est un seau de baies de sureau rempli ou pas de barbecue ». « Gérard, je m’en vais. Je vais attendre Ginette devant la porte et je lui dirai que les merguez sont cramés parce que tu joues avec des roubignoles de souris ».

  • Inspiré par Jofo (26/09.2008) http://jofo.skynetblogs.be

    « Ginette, l’effet salaire, qu’en pensez-vous ? ». « Les fesses à l’air ! Vicieux ». Paf. Aïe. « Gérard, t’as mis quoi dans l’apéritif ? De l’explosif ? ». « Qué sé pasta ? Tu as tout rouge, toi ». « Il se pasta, Gérard, que ton apéritif est explosif ». « Je sais. Mais ce ne sera pas un secret de polichinelle ». « De Paul Bocuse, alors, Gérard ? ». « Moi, dans Paul Bocuse, je ne retiens que Bocu ». Paf. Aïe. « Quinze – quinze, Gérard ».

  • Europe à l'anus

    « Gérard, j’ai dit à ma voisine de palier que, dans ton jardin, tu avais l’europe à l’anus ». « Mais t’es fou ! Qu’a-t-elle répondu ? ». « Elle m’a demandé si je t’avais vu tout nu ». « Et tu as dit quoi ? ». « Que tu n’étais pas mon genre de femme. Elle a rigolé. Bêtement, tu la connais ». « C’est europeanus, euonymus europeanus, le fusain d’Europe, qu’on appelle aussi bonnet d’évêque à cause de la forme du fruit ». « Ah bon, des fruits ! Si tu en fais des confitures j’en veux bien un bocal ».

  • Les bienfaits de la rhubarbe

    « Gérard, je peux faire quoi pour t’aider au jardin ? ». « La rhubarbe, c’est urgent ». « C’est quoi, la rhubarbe, Gérard ? ». « Là, les gros bâtons rouges avec de grandes feuilles ». « D’accord. Je fais quoi, Gérard, je les arrose ». « Mais non, tu les récoltes. C’est pour ma mère, elle en fait de la confiture ». « Ah bon. N’importe quoi, c’est vraiment n’importe quoi, de la confiture de feuilles de salade géante ». « Que dis-tu ? ». « Rien. Je me disais que ça ne devais pas être appétissant, de la confiture verte ». « Pourquoi verte ? ». « Les feuilles sont vertes, enfin, Gérard ». « Les feuilles on les jette ». « Et merde. On fait la confiture avec quoi, Gérard ? ». « Avec les bâtons ». « Et merde. Gérard, ne te fâche pas, j’ai mis les tiges de rhubarbe dans le broyeur ».

  • Septembre au jardin. Conseil 6 bis

    Hier, je vous ai expliqué le drame dramatique pouvant résulter d’un barbecue vespéral ( = du soir) en septembre. Aujourd’hui, le thème du conseil est : comment garder ses amis en de pareilles circonstances. Facile : prévoir une porte de sortie. Exemple : si vous avez une porte de sortie en trop chez vous, faites la sortir de ses gonds. Non, hein, c’est gond cette histoire. C’est d’autant plus gond qu’une porte de sortie est aussi une porte d’entrée. C’est une question de point de vue. Si vous êtes du genre à préférer le cul, prenez une porte de sortie pour voir ceux des personnes qui sortent. Et si vous êtes du genre à. « Merde ». Excusez-moi, Gérard m’appelle. « Qu’y a-t-il, Gérard ? Tu as marché dedans ? ». « Merde de merde de merde ». « Tu as marché trois fois dedans, Gérard ? ». « Pas moyen d’allumer cette saloperie de barbecue ». « C’est normal, Gérard, j’ai pissé dedans ». « Et depuis quand te permets-tu de pisser dans mon barbecue ? ». « Depuis que tu t’acharnes à faire des barbecues en septembre, le soir, Gérard. Il fait froid. Ginette n’est déjà pas très chaude mais, avec le froid du soir elle va devenir frigide ». « Tu veux dire frigorifiée, c’est ça ? ». « Gérard, si tu veux conserver tes spermatozoïdes dans l’azote liquide, il faut attendre qu’il fasse moins 195 virgule 79 degrés Celsius et ça, en septembre, tu ne les auras jamais ». Conseil : pour les soirées de septembre il faut penser au wok.

  • Septembre au jardin - conseil n° 6

    Barbecue en septembre, tu te gèles le membre. Dicton méconnu mais qui a intérêt à être connu. Certains midis, bon, ça passe encore, s’il y a du soleil. Mais, un barbecue le soir, hein ! Parce que plus l’année s’allonge et plus les jours raccourcissent. C’est encore une énigme de l’univers. Et, quand les jours raccourcissent, les soirs tombent plus tôt. « A table, ça va être prêt », dit certainement Gérard à Ginette et peut-être à moi. Je rêve que nous, Ginette et moi, allons d’un pas lent, main dans la main, zieux dans les zieux et encore autre chose mais, en marchant, même d’un pas lent, c’est difficile. C’est alors que, soudain, sans prévenir, boum, aïe, crac, dzimmm, dzimmm, plaf, sploutch, di dju. Boum, c’est le soir qui est tombé. Aïe, c’est la rencontre dans le noir de mon pied avec celui de la table de jardin. Crac, c’est le cri horrible du pied de la table de jardin de Gérard. Dzimmm, c’est le décollage en double salto du pot de mayonnaise. L’autre dzimmm, idem avec la sauce cocktail. Plaf, c’est l’atterrissage raté de la mayonnaise. Sploutch, c’est quand j’ai voulu rattraper la mayonnaise et que j’ai attrapé le sauce cocktail sur la tête. Di dju, c’est ce qu’a dit Gérard. Conseil : refusez tout barbecue en septembre après 17 heures. Alors, on dit merci qui pour ce conseil ?

  • Septmbre au jardin - conseil n° 5 bis

    (Voir le début du conseil dans le message d’hier, sinon tu piges que dalle). Suite aux nombreuses réactions des auditeurs, j’ajouterai les conseils suivants : 1. Avant de lancer votre main décrire le geste d’Auguste le semeur, vérifiez qu’il ne trouve aucun arbre sur la trajectoire de votre main. Croyez-moi, ça fait mal 2. Parlons économies. Bien sûr, vous pouvez ramasser les petits pois secs que vous venez de lancer à la volée dans la rue durant votre entraînement. Je vous déconseille vivement de marcher à quatre pattes dans une rue fréquentée, vous risquez d’étouffer avec la masse de gens qui va vous tomber dessus. J’ai fait une étude comparative : le riz, basique, en sac de cinq kilos, est plus économique. 3. Pour l’entraînement avec du riz, allez à l’église voir les bans. Les bans sans cé car si les bancs à cé sont pour s’asseoir les bans sans cé sont pour annoncer les mariages. Je vois jure qu’il y a moyen d’en trouver une dizaine le même samedi dans un rayon de vingt kilomètres. Conseil : prévoyez six sacs de cinq kilos de riz basique. 4. Aux sorties des mariages, hop, voooo voooo. Le voooo voooo est très important, ça fait partie de votre conditionnement. Il faut que ça devienne un réflexe. Comme on dit, il faut joindre le geste à la parole. Ici, c’est la même chose si ce n’est que c’est l’inverse. Vous n’allez quand même pas, chez des amis, leur montrer que vous savez semer à la volée en criant vive la mariée. 5. N’utilisez jamais du riz au lait en boîte pour vos entraînements. Croyez en mon expérience : ça colle dans les mains et, quand ça part, c’est souvent le marié qui prend tout dans la tronche et vous devrez filer à l’anglaise avant le vin d’honneur et les zakouskis. C’est fini pour aujourd’hui. Alors, on dit merci qui pour tous ces conseils ?