• Février se termine

    « Mademoiselle Ginette, nous sommes à la fin du mois de février. Savez-vous que c’est en février que les agriculteurs se plaignent le moins ? ». « Ah bon. Pourquoi ? ». « Parce qu’il n’y a que 28 jours ».

  • Le pied de biche

    « T’as un pied de biche, Gérard ? ». « Oh, comme vous parlez bien à Gérard. Personne ne m’a encore dit que j’avais des pieds de biche ». « Mademoiselle Ginette, je comprends votre désarroi. Vous n’êtes pas bricoleuse, n’est-ce pas ». « Ah non, je ne veux pas qu’on bricole avec moi, surtout pas ». « Je m’en doutais déjà un petit peu, vous savez, mademoiselle Ginette ». « Vous bricolez avec Gérard ? ». « Non non, non non, je lui parlais cuisine. Pour son potage spécial avec des pieds de porc et des pieds de veau, je pensai qu’il pourrait y mettre un pied de biche ». « Vous savez, sur mes pieds de biche il n’y a pas grand-chose à manger ». « Je laisserais vos pieds à Gérard, mademoiselle Ginette, je m’occuperais du reste ». 

  • Grand classique

    « Mademoiselle Ginette, puisque vous vous intéressez tant à la cuisine facile, savez-vous faire revenir des oignons ? ». « Si vous me dites où sont partis les oignons, oui ».

  • Pin ou sapin ?

    « Voyez-vous, mademoiselle Ginette, pin c’est le pinus et sapin c’est l’abies ». « Dites, c’est une fable du Cresson de la Fontaine, ça ? Vous seriez le pinus et moi la bièsse, c’est ça ? Grossier personnage. Arrêtez de me toucher ». « Mais je ne vous touche pas, mademoiselle Ginette ». « Alors ne commencez pas ». « Mais je ne commence pas, mademoiselle Ginette ». « Alors arrêtez d’avoir l’intention de commencer ». « Mais je n’ai pas l’intention de commencer, mademoiselle Ginette ». « Ah bon ! Je ne vous pas d’effet, espèce de pinus avec deux yeux gros comme des pommes de pin ». « Reprenons de puis le début, mademoiselle Ginette. Pinus est le nom latin du pin, celui qui a des pommes et l’abies est le nom latin du sapin ». « N’en dites pas plus, je sens que vous allez encore me parler de carotte, gros vicieux ».

  • Les petits sapins

    « Mademoiselle Ginette, regardez, là, une forêt de petits sapins ». « Ce sont des carottes, monsieur ». « Mademoiselle Ginette, vous avez vu les sapins. Monsieur dit que ce sont des sapins carottes. Je vous explique. Sur les pins il y a des pommes, des pommes de pin. Et sur les sapins il y a des carottes, des carottes de sapin ». « Monsieur, ce sont des carottes carottes, point ». « Elles bégayent ? Des carottes carottes de sapin pinpin ? ». « Des carottes, des carottes, des carottes, pas des pinpins ». « Monsieur, calmez-vous. J’explique la nature à mademoiselle Ginette. Si vous continuez à sauter comme ça vous allez écraser tous vos sapins ».

  • Excuses

    Quelques ami(e)s m’ont alerté : ils ont reçu en masse x fois le même message. Pour répondre à une question pertinente de plusieurs d’entre eux : non, je n’a pas (encore) parkinson. N’empêche que je suis désolé pour avoir bien involontairement causé ce désagrément. Je m’autopuni : je me prive de Gérard et Ginette le temps de trouver le coupable. Bill.

  • Chips

    « Très spéciaux, ces chips ». « Mademoiselle Ginette, arrêtez, c’est de la décoration. Ce sont des fleurs séchées ».