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  • Les pastèques

    « Gérard, j’ai peur après les résultats des élections en Wallonie ». « T’as peur de quoi, gros couillon ? ». « Des pastèques ». « Ben v’la aut’chose. Des pastèques ! Durant plusieurs années j’ai gaspillé mes sous à en acheter car je n’ai jamais rien eu. Sauf en 2003, l’année de la canicule. Je n’en avais pas planté vu mes échecs successifs. Si j’avais su ». « Gérard, tes échecs culinaires et ton désespoir caniculaire ne me regardent pas. Je te parle des pastèques, dont le cours a grimpé depuis les dernières élections ». « Dis, as-tu déjà vu des pastèques aux élections, toi ? ». « Oui, Gérard. C’est vert à l’extérieur et, à l’intérieur, c’est rouge et plein de pépins ». (J et bravo).

  • Le Géotextile

    « Non, mademoiselle Ginette, le géotextile n’est pas le nom du T-shirt des gentils organisateurs des clubs de vacances. Arrêtez avec vos questions, nous ne sommes plus en campagne électorale. Nous avons tous gagné : soit des sièges de jardin, soit des voies de garage, soit des zélés lecteurs. Moi, je suis au bout du rouleau. Du rouleau de géotextile. Pour vous faire toucher du doigt la réalité économique je vais vous en chercher un bout ».

  • Cauchemar

    "Allo, Gérard ". " Mmmmm ". " Géraaard, c'est toi ? ". " Mmmmm, il est quatre heures du matin, que se pastille ? ". " Gérard, ce n'est pas l'heure de la prise de la pastille. Dis-moi, comment est mademoiselle Ginette ? ". " Elle a de gros lolos, tu le sais, et ce n'est pas une raison de me téléphoner à quatre heures du matin. A quatre heures du matin, je ne fais pas pouêt pouêt, je dors ". " Sa tête, Gérard, comment est sa tête ? A-t-elle des cheveux frisés gris qui lui cachent les yeux, des narines de nègre et des dents espacées ". " Dis, tu as du faire un cauchemar. Tu ne devrais pas regarder des cochonneries le soir ". " Gérard, je ne regarde pas des cochonneries, hier soir j'ai regardé ce que Nays avait mis comme photo de moi sur facebook ".

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  • Racisme (pub électorale)

    « Gérard, c’est formidable, un jardin. Impossible d’être raciste, on en voit de toutes les couleurs ». « Moi je suis raciste ». « Pas possible. Envers qui ? ». « Les rouges. Je déteste les rouges. Quand je vois des rouges je vois rouge ». « Les rouges, Gérard ? Pas ceux du Standard de Liège, j’espère ». « Je t’explique pourquoi je déteste les rouges. Quand ça me chatouille sur les mains, je regarde et, si ce sont des noires, je laisse faire sauf si elles commencent à entrer sous mon bermuda. Si ce sont des rouges je les écrase ». « Pourquoi, Gérard ? ». « Parce que les fourmis rouges, ça pique ».

  • Le harem de Gérard

    " Que disiez-vous, mademoiselle Ginette ? ". " J'ai fait une contre plongée pour déplacer l'élastique de ma petite culotte qui me gênait et j'ai vu ceci d'en bas. C'est merveilleux ". " Digitale, mademoiselle Ginette ". "Dites donc, vous, vous me prenez pour qui ? Dix gitales ! Il y en a bien plus que ça ". " En un mot, mademoiselle Ginette ". " En un mot comme en mille, je vous dis qu'il y a plus que dix gitales ". " Arrêtez de vous trémousser comme ça, mademoiselle Ginette, l'élastique de votre petite culotte va vous provoquer des rougeurs et vous allez être obligée de l'enlever. Dans ce cas je ne réponds plus de rien. Satan m'habite ". " Détendez-vous et expliquez-moi ". " C'est simple, mademoiselle Ginette. La nature est bien faite. Bourdons, pistils ". " Bien sûr, ils pissent comme tout le monde, les bourdons, non ? ". " Mademoiselle Ginette, chaque fleur de digitale est visitée par un bourdon qui prend son pied à chaque passage. Vous comprenez ? ". " C'est le harem de monsieur Gérard, alors ". 

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  • Un bouquet pour Ginette

    " Gérard ". " Oui ". " J'ai envie de quelque chose ". " Dis toujours ". " J'ai envie d'offrir un bouquet à mademoiselle Ginette ce soir ". " " Avec des fleurs de mon jardin ? ". " Oui, Gérard, je dirai que j'ai choisi les fleurs pour elle et j'ajouterai que ce sont des fleurs de ton jardin. Comme ça, ça fera 15-15, match nul, comme au tennis ". " Bonne idée. Dis, tu sais qu'il faut offrir des fleurs qui ressemblent à la personne qui va les recevoir ? ". " Gérard, tu as suivi des cours de psychologie horticole ". " C'est comme les chiens qui ressemblent à leur maître, ou l'inverse. Il y en a qui pissent partout, d'autres qui sautent sur tout ce qui bouge, d'autres encore qui mangent comme des porcs ". " Gérard, je ferai attention la prochaine fois. Dès que je verrai un chien avec une laisse je regarderai qui est au bout de la laisse ". " Tu ne trouves pas que mademoiselle est quelqu'un de simple ? ". " Gérard, en plein dans le mille, je dirais même plus, simplette. Dès que c'est un peu compliqué, il faut lui expliquer à nouveau depuis le début ". " Alors, vois-tu, pour le bouquet, il faut faire simple ". " Gérard, tu es génial ". " Alors fais un immense bouquet uniquement avec les fleurs jaunes. Ce sont des renoncules. Prends les toutes ". " Je peux ? ". " Oui. Et n'oublie pas : prends les avec les racines, ça tiendra plus longtemps dans le vase ". " Merci Gérard ".

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  • Encore une !

    " Gérard, viens voir, j'en ai encore une ". " C'est quoi ? Une photo de caniche ? ". " Non, Gérard. Cherche ". " Des nimbocumulus ? ". " C'est quoi des nymphocumulus, Gérard ? C'est comme mademoiselle Ginette ". " Les nimbocumulus sont des nuages ". " Ah bon ! Ils ont des noms, les nuages. Comme tes plantules ". " Finalement, c'est quoi sur la photo ? ". " C'est pour montrer la dimension des grêlons qui ont démoli ton barbecue, ton appareil photo, tes fraises, tes deux côtes à l'os et ta crême chantilly à ton assureur, Gérard ". " Mais, qui a fait cette photo ? C'est dans quel jardin ? ". " C'est un petit secret, Gérard. Tu peux simplement savoir que c'est moi qui ai eu l'dée de réaliser des grêlons avec de la ouate ".

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